RENFORCER LES LIENS

NOS PROPOSITIONS

Constat et ambition

Veiller à garantir l’accès au logement

➔ Garantir l’accès à un logement digne

➔ Ouvrir une maison du logement

➔ Développer une politique d’urbanisme solidaire

➔ Mieux répondre aux différents parcours de vie

➔ Permettre au citoyen d’être acteur de son logement

➔ Rénover massivement les logements

Réaliser l’égalité Femmes-Hommes

Vivre mieux ensemble

➔ Inclusion des personnes handicapées

➔ Accueillir les chercheurs de refuges

➔ Créer une carte des “Droits”

➔ La Ville des enfants

➔ La Ville des jeunes

➔ La Ville des aîné.e.s

➔ Condition animale

Prendre soin de chacun.e

➔ Renforcer la sécurité des biens et des personnes

➔ Renforcer la sécurité sanitaire

➔ Prévenir et améliorer la prise en charge des conduites addictives

➔ Veiller à garantir la sécurité alimentaire

Réaliser de véritables quartiers apaisés

➔ Limiter les vitesses de circulation, calmer le trafic

➔ Réorganiser le stationnement et l’espace libéré

➔ Créer des “oasis urbains”

➔ Créer promenades vertes

➔ Installer les quartiers apaisés de manière progressive

Se déplacer sereinement

➔ Lancer un grand plan piéton

➔ Un plan d’urgence Vélo Métropolitain

➔ Pour des transports en commun au service de chaque usager

Partager équitablement la voirie et desservir tous les quartiers

Revoir le fonctionnement du réseau pour le rendre plus attractif

➔ Utiliser la Garonne

➔ Adapter le service et le coût pour l’usager

Vers une utilisation partagée et réduite de la voiture et une réorganisation des livraisons

➔ Développer l’autopartage et le covoiturage

➔ Promouvoir le télétravail

➔ Ralentir les déplacements automobiles

➔ Encourager la réorganisation des livraisons

Bouger, découvrir, s’ouvrir

Ces propositions sont issues de nos ateliers participatifs.

Elles sont le vivier de notre programme.

Pour suivre nos actualités :

Nos propositions sont sous CCO (Creative common) et donc librement exploitables par chacun.e. Nous saurons juger la copie par rapport à l’original.

Constat

A Bordeaux, les habitant.e.s ont perdu 18m2 en quatre ans pour le même loyer. Les inégalités sociales se creusent, 17% des bordelais vivent en dessous du seuil de pauvreté c’est à dire avec moins de 1000 euros par mois. La ville ne compte que 5,8 % de pistes cyclables sur le total de sa voirie et, 77% de cette voirie est réservée au stationnement des automobiles ! L’espace réservé à la construction du lien social est devenu minoritaire.

Ambition

Une ville “apaisée”, c’est un espace commun qui redonne aux habitant.e.s l’envie de se promener dans les rues, d’échanger, aux enfants d’y jouer. L’écologie et la justice sociale ne peuvent se concevoir séparément. Nous ne gagnerons pas la bataille de la lutte contre le dérèglement climatique sans une cohésion sociale forte. Nous veillerons donc à réaffirmer l’accès de toutes et de tous aux droits fondamentaux : un toit, un air sain, une nourriture locale de qualité, des soins. Nous nous emploierons à tisser des liens et à en finir avec les grands projets inutiles pour se concentrer sur l’essentiel.

Veiller à garantir un accès au logement

➔ Garantir l’accès à un logement digne

  • Faire appel à un intermédiaire social (opérateur, organisme agréé ou association) entre le propriétaire et le locataire du logement afin de sécuriser la relation locative, et de permettre au locataire de bénéficier d’un logement décent à un loyer modéré. Le propriétaire loue à un loyer plafonné, avec, en contrepartie, une garantie de loyers même en cas d’impayés (et une garantie de remise en état du logement en cas de dégradation) – sur le modèle du dispositif « Louez solidaire » mis en place dans plusieurs villes.
  • Instaurer une prime volontariste en cas de conventionnement social ou très social (aide forfaitaire de 2 000€ par logement conventionné très social et 1 500€ par logement conventionné social).
  • Mettre en place un observatoire de la vacance et une équipe dédiée pour suivre ce projet prioritaire.
  • Instaurer une prime volontariste en cas de remise en location d’un logement vacant depuis plus de 24 mois (1 500€).
  • Renforcer les aides à la réhabilitation, améliorer la lisibilité des dispositifs existants (cf. Maison du Logement), initier une démarche spécifique ciblée sur les premiers étages du centre ancien commerçant (inventaire et accompagnement pour remettre ces logements vides sur le marché).
  • User du droit de réquisition des logements vacants.
  • Augmenter la majoration de la part communale de la cotisation de taxe d’habitation due au titre des résidences secondaires : Passer de 50% à 60% comme le permet la loi.
  • Limiter à 90 jours (contre 120 jours aujourd’hui) et renforcer les contrôles menés par la puissance publique.
  • Dispositif mis en place pour empêcher les loyers excessifs dans les villes les plus tendues. Cette mesure impose que les loyers demandés ne soient ni supérieurs ni inférieurs à une fourchette de prix établie par arrêté préfectoral à partir d’un loyer médian de référence.
  • Enjeu social, de santé publique et de lutte contre le dérèglement climatique : plus de 13 000 foyers sont concernés sur Bordeaux et plus de 30 000 sur la Métropole. Au rythme actuel des moyens alloués à la politique publique du Service local d’intervention pour la maîtrise de l’énergie (SLIME) sur Bordeaux, il faudrait plus de 40 ans pour réaliser les diagnostics et accompagner l’ensemble des ménages les plus précaires.
  • Réaliser un état des lieux complet avec les partenaires et faire évoluer le SLIME métropolitain pour l’adapter et le rendre plus efficace (renforcer l’équité territoriale sur la Métropole, faciliter les actions des partenaires, accompagner sur 1 an le public concerné).
  • Porter à 1 M€ le budget alloué à cette question pour les bordelais.es (X4) (250000 € / an aujourd’hui pour Bordeaux, pour 400 visites à domicile par an) pour réduire le nombre de foyers en situation de précarité énergétique de façon significative sur la durée du mandat.
  • Mettre en place une exonération temporaire de la part communale de la taxe foncière pour les propriétaires-bailleurs ayant réalisés des travaux significatifs de rénovations énergétiques des habitations (50% sur 5 ans).

➔ Développer une politique d’urbanisme solidaire, économe en foncier, équilibrée entre les quartiers

  • Répondre aux priorités sociales et qui seule permet de diminuer les coûts des logements.
  • Permettre de dissocier le foncier du coût du logement (le ménage acquiert le logement sans devenir propriétaire du foncier – il verse alors une redevance mensuelle.
  • Avec une ambition de rééquilibrage entre les quartiers (logements locatifs sociaux + accession sociale).
  • Si les équipements structurants (écoles, équipements sportifs et culturels) ou la desserte en transports en commun ne suivent pas.
  • Concernant le choix d’implantation d’équipements culturels et sportifs, de lieux d’enseignement, d’entreprises, préempter au besoin des locaux commerciaux…
  • Pour développer de nouveaux projets urbains ou à l’inverse les « débitumer » pour créer des espaces de verdure.
  • À l’inverse des cœurs d’îlots fermés et peu intéressants sur le plan des plantations ou du lien social.

➔ Mieux répondre aux différents parcours de vie

  • Créer de nouvelles places en Habitat Jeunes, remettre sur le marché des logements aujourd’hui dévolus au tourisme (Airbnb), mettre en réseau des particuliers âgés et des jeunes et renforcer les liens intergénérationnels (cf. Maison du logement).
  • Pour répondre à des besoins immédiats en lien avec divers aléas de la vie (violences conjugales, séparations, perte d’emploi).
  • Inventorier et rénover des biens publics (maisons, immeubles), repérer les biens
    municipaux qui pourraient accueillir des familles en urgence et sur la durée. Proposer des baux d’occupation précaire pour des bâtiments inoccupés afin de sortir des personnes de la rue.
  • Implanter des structures d’hébergement d’urgence dans tous les quartiers.
  • Implanter des espaces temporaires d’insertion dans le cadre d’un Plan Métropolitain de résorption des bidonvilles.
  • Remettre en place un service de bains-douches municipaux.
  • Expérimenter la reconversion de bureaux vacants en logements.

➔ Permettre au citoyen d’être acteur de son logement

➔ Rénover massivement les logements

➔ Ouvrir une Maison du logement et de l’hospitalité pour un meilleur accès à l’information et aux droits

Service public municipal du logement pour accompagner locataires et propriétaires dans toutes leurs démarches.

service-municipal-logement

Réaliser l’égalité Femmes-Hommes

” L’aménagement des villes construit l’inégalité ” , ” A Bordeaux, les deux tiers des activités mises en place par les pouvoirs publics sont destinées aux garçons.” Yves Raibaud, enseignant-chercheur à l’Université Bordeaux-Montaigne

  • Réaliser un audit et faire un état des politiques intégrées en faveur de l’égalité femmes-hommes, ou « gender mainstreaming ».
  • Instaurer un budget sensible au genre (gender budgeting) pour la collectivité.
  • Le budget sensible au genre permet aux municipalités de prendre conscience de l’injuste redistribution de l’offre publique (dans les loisirs, l’urbanité par ex.) et donc de l’impôt. Il s’agit de lire le budget sous l’angle du genre, afin d’identifier les inégalités et d’y remédier.
  • Réduire les inégalités salariales au sein de l’administration.
  • Œuvrer à la mixité des métiers; veiller à un juste équilibre dans les postes à responsabilité de l’administration.
  • Renforcer le programme de formation continue sur l’égalité femmes-hommes au sein des services de la Ville et de la Métropole.
  • Intégrer des critères égalité entre les femmes et les hommes dans les clauses d’attribution des marchés publics et des délégations de service public, et veiller à ce qu’ils soient respectés.
  • Soutenir les projets associatifs de promotion de l’Égalité femmes-hommes et de protection des droits des femmes.
  • Favoriser la féminisation des licenciés dans le domaine du sport et la gouvernance du monde associatif.
  • Intégrer dans les cahiers des charges d’aménagement urbain un volet égalité femmes-hommes.
  • Penser le réaménagements des cours d’écoles (en “oasis urbain) et l’aménagement urbain dédié aux enfants, à travers le prisme de l’égalité entre les filles et les garçons.
  • Renforcer la politique de féminisation des noms de rue et des bâtiments publics (femmes bordelaises ou non).
  • Faciliter la mobilité des femmes dans l’espace public, notamment la nuit.
  • Favoriser l’accès à l’emploi (maison de l’emploi, mission locale…).
  • Renforcer l’accès à l’emploi à responsabilité dans l’administration.
  • Soutenir les initiatives visant à améliorer les conditions d’emplois, aujourd’hui très précaires, dans des métiers occupés très majoritairement par des femmes (services à domicile, secteur médico-social, etc.).
  • Encourager la programmation des autrices et des artistes femmes à parité avec les auteurs et les artistes hommes dans les établissements culturels relevant de la Ville.
  • Doter les musées de la Ville d’une charte Égalité femmes-hommes dans leurs pratiques muséales (prendre l’exemple sur les musées de Rouen Métropole).
  • Valoriser l’entrepreneuriat au féminin; visibiliser notamment les initiatives éco-responsables (économie sociale et solidaire).
  • Organiser une journée du Matrimoine pour valoriser les œuvres des Bordelaises.
  • Rendre obligatoire la formation sur les violences faites aux femmes de tous les professionnels en contact avec le public afin d’améliorer le repérage et l’orientation vers les services compétents.
  • Systématiser la formation des policiers municipaux, renforcer leur pouvoir de verbalisation de l’outrage sexiste sur l’espace public.
  • Soutenir le déploiement et accompagner le financement des intervenants sociaux, psychologues et permanences d’associations dans les commissariats pour l’accueil et l’accompagnement des victimes.
  • Diversifier et renforcer les solutions concernant le relogement, qui reste une des principales difficultés rencontrées par les femmes victimes de violences :
  • – Privilégier les dispositifs légaux d’éviction du conjoint violent afin de permettre à la victime de rester au domicile si elle le souhaite.
    – Mettre à disposition des appartements du parc immobilier de la Ville pour l’accueil de femmes victimes de violence.
    – Encourager l’ensemble des acteurs, et notamment les bailleurs sociaux, à réserver des logements pour les auteurs ou les victimes afin de favoriser l’accès à un logement pérenne, suite aux procédures d’urgence.
    – Favoriser le développement de dispositifs permettant de mutualiser des logements à l’échelle intercommunale ou départementale, afin que les femmes puissent s’éloigner de la ville de résidence de leur conjoint si elles le souhaitent.
  • Créer un foyer pour femmes sans-abris.

Vivre mieux ensemble

➔ Renforcer l’inclusion des personnes porteuses d’un handicap

20 630 personnes estimée ayant au moins un critère de risque de handicap chez les 20-59 ans 660 foyers allocataires de l’allocation d’éducation enfant handicap (AEEH) 1840 personnes bénéficiaires d’une pension d’invalidité du régime général 5330 allocataires de l’allocation Adulte Handicapé (4% des ménages).

  • Penser l’espace public pour toutes et tous quels que soient les handicaps.
  • Achever le plan de mise en accessibilité des espaces et équipements publics (porter une attention particulière aux équipements sportifs et aux écoles).
  • Prolonger les actions menées en faveur d’une plus forte inclusion dans la ville des personnes porteuses de handicap
  • Renforcer les aides pour la construction de logements autonomes des personnes déficientes mentales et accompagner les structures porteuses de projets innovants.
  • Intégrer des quotas de logements pour permettre l’ascension à un logement autonome auprès des bailleurs sociaux pour jeunes adultes handicapés.
  • Réserver davantage de lots ou de marchés aux ESAT (Établissements et Services d’Aide par le Travail) et EA (Entreprises Adaptées) dans le cadre des appels d’offres.
  • Renforcer l’accès à l’emploi dans les collectivités territoriales des jeunes adultes handicapés, en intégrant un volet important à l’accompagnement interne.
  • Subventionner les associations sportives et culturelles sur des projets de long terme autour de toutes les formes de handicap et plus particulièrement sur les handicaps sensoriels, psychiques et les porteurs de troubles du spectre autistique.
  • Doter l’ensemble des musées de la ville d’un parcours adaptés à toutes les formes de handicap.
  • Former le personnel des crèches et des écoles à l’accueil des enfants porteurs de handicap : accueillir mieux et plus d’enfants handicapés ne nécessite pas forcément plus de moyens mais bouleverse les pratiques professionnelles, les postures, les agendas.
  • Créer des aires de jeux inclusives avec la prise en compte de tous les handicaps.

➔ Accueillir dignement les chercheurs de refuges

  • Réaliser un inventaire des logements vacants.
  • User du droit de réquisition des logements vacants.
  • Inventorier et rénover des biens publics (maisons, immeubles) et repérer les biens municipaux qui pourraient accueillir des familles en urgence et sur la durée.
  • Proposer des baux d’occupation précaire pour des bâtiments inoccupés afin de sortir les personnes de la rue.
  • Implanter des structures d’hébergement d’urgence dans chaque quartier.
  • Créer un foyer pour les femmes sans abris.
  • Ouvrir des Espaces temporaires d’insertion sur Bordeaux.
  • Renforcer le GIP Bordeaux Métropole Médiation.
  • Renforcer les missions du CCAS et le soutien administratif auprès des migrants : domiciliation, interprétariat, hébergement, scolarisation, distribution de tickets de transports en commun.
  • Renforcer les missions du CCAS auprès des mineurs isolés en partenariat avec le Département (domiciliation, accès aux droits, accès au soins et vulnérabilité), distribution de tickets de transports en commun.
  • Soutenir les associations.
  • Renforcer les liens avec les territoires voisins pour trouver des solutions d’hébergement et d’accompagnement.
  • Développer l’accès aux soins et apporter une assistance pour l’obtention d’une protection sociale (sécurité sociale ou AME) et permettre aux personnes en précarité d’entrer dans un circuit de soin classique afin de soulager les services de la Permanence d’accès aux soins de santé.
  • Soutenir les associations de distribution de colis alimentaires et de repas.
  • Multiplier les frigos en libre accès pour distribuer les repas non consommés des restaurants, des commerces et des particuliers.
  • Créer un livret d’orientation municipal mis à jour régulièrement répertoriant toutes les solutions pour répondre dans l’urgence aux besoins élémentaires d’une personne en précarité (nourriture, vêtements, hygiène, mise à l’abri).
  • Renforcer l’accès à l’eau potable :
  • – Multiplier les points d’eau potable sur l’espace public.
    – Ouvrir des points d’accès publics à l’eau potable en hiver (jusqu’à -4°) sur tout le territoire de la ville.
  • Renforcer le financement des associations qui mettent à disposition des bains-douches.
  • Mettre à disposition les douches des installations sportives (ex : palais des sports coursVictor-Hugo, Gymnase Barbey) sur certains créneaux horaires.
  • Réouverture des bains douches des Quinconces.
  • Installation de toilettes et douches ambulantes dans les squats.
  • Mettre à disposition des protection périodiques pour lutter contre la précarité menstruelle.

➔ Créer une  Carte des “Droits” pour une équité de l’accès aux services publics

carte bordeaux par Pierre Hurmic

Constats

Aujourd’hui, pour accéder à des services, les Bordelais.es doivent remplir autant de dossiers que de services ou présenter un justificatif (crèche, cantine, garderie, centre de loisir, musées, piscines…).

Nous proposons une carte unique pour tous les Bordelais.e.s, indexée sur les déclarations de la CAF qui inclue tous les éléments de patrimoine (salaire, épargne, propriétés). Cette tarification solidaire ne reposera pas pour autant sur une augmentation des tarifs pleins.

 

Objectifs

  • Remettre de l’équité dans la tarification des services à la population.
  • Pas d’augmentation des tarifs actuels mais un ajustement en fonction de ses ressources pouvant aller jusqu’à la gratuité.
  • Faciliter les démarches administratives (guichet unique)

 

Les services payant concernés : restauration scolaire, crèches, stationnement, équipements culturels (Opéra, Auditorium, Musées, salle des fêtes du Grand-Parc), piscines…

 

Avec un élargissement progressif aux offres de mobilité TBM (bus, tram, V3), associations subventionnées, opérateurs publics et délégations de services publics : maisons de quartier, associations sportives, d’éducation populaire, crèches associatives, théâtres, centres de loisirs, festivals, patinoire, golf de Bordeaux…

 

Comment ?

Mise en place d’un outil de gestion relation usager (GRU) : outil numérique permettant d’intégrer toutes les pièces justificatives dans une espace sécurisé une seule fois.

➔ La Ville des enfants

En concertation avec les enfants, les parents et les professionnels en intégrant notamment les questions de santé, mobilité et d’éducation à la résilience…

Plus d’équité et de transparence dans l’attribution des moyens financiers et humains alloués à chaque école.

En 2016/2017, au sein de l’Académie de Bordeaux :

– 21% des élèves de sixième déclarent avoir une allergie (21,5 % des élèves girondins). Parmi eux, 55,4% mentionnent une allergie respiratoire, 11,6% une allergie alimentaire et 14,0% uneallergie médicamenteuse.

– 17,5% des élèves de sixième présentent une surcharge pondérale. Les élèves dont le collège appartient au dispositif «Éducation prioritaire» sont aussi proportionnellement plus nombreux à être touchés (21,1%)

– 40,7% des élèves de sixième déclarent disposer d’un écran dans leur chambre (TV, ordinateur, console…), les garçons plus souvent que les filles, tout comme les élèves scolarisés dans un collège appartenant au dispositif «éducation prioritaire» (47,4 %)Sur près de 900 enfants âgés de 6 mois à 2 ans et suivis entre 2011 et 2015, les chercheurs ont observé un risque accru de 49 % de retard de la parole pour chaque demi-heure quotidienne d’écran.

– Augmentation de la puberté précoce chez les enfants, les filles sont 10 fois plus souvent atteintes que les garçons.

  • Respecter les rythmes biologiques des enfants :

    – Engager une réflexion sur les rythmes de l’enfant avec des chronobiologistes dans le cadre de l’élaboration en concertation du nouveau projet éducatif de territoire (PEDT).

    – Veiller au respect du rythme des enfants : réaliser un état des lieux école par école des conditions de mise en œuvre des temps de sieste pour les enfants en maternelle.

  • S’alimenter durablement et sainement :

    – Instaurer 2 repas végétariens par semaine (sans viande ni poisson) et proposer un repas alternatif végétarien tous les jours dans les cantines scolaires.

    – Augmenter la part de l’alimentation issue de l’agriculture biologique tout au long du mandat tout en augmentant la part de l’approvisionnement local.

    – Ré-internaliser l’élaboration des repas dans les crèches municipales et atteindre un objectif de repas 100 % issus de l’agriculture biologique et locale.

    – Proposer un repas sans allergènes pour les enfants nécessitant un accueil individualisé.

  • Lutter contre les perturbateurs endocriniens et améliorer la qualité de l’air intérieur :
    – Mettre en œuvre une réelle politique “0 perturbateur endocrinien”
    oSortir définitivement du plastique dans les services municipaux dédiés à la petite enfance et l’enfance.

    – Organiser un grand plan de formation des agents de la municipalité sur les problématiques liées aux perturbateurs endocriniens et toutes les formes de pollutions à fort impact sur la santé des plus jeunes.

    – Effectuer un audit des crèches municipales et familiales sur les questions de santé environnementale (alimentation, jouets, produits ménagers, matériaux de construction et de décoration).oSuivre la qualité de l’air intérieur :réaliser des mesures dans tous les espaces et effectuer les travaux nécessaires pour améliorer la qualité de l’air si nécessaire.

    – Accompagner des assistantes maternelles des crèches familiales pour l’amélioration de leur habitat en termes de santé environnementale et la confection des repas biologiques.

    – Travailler avec le Département sur la sensibilisation des parents et futurs parents à la problématique des perturbateurs endocriniens (Entretien prénatal précoce).

  • Renforcer l’accueil des enfants porteurs de handicap dans l’ensemble des structures municipales :

    – Former le personnel à l’accueil des enfants porteurs de handicap, qui ne nécessite pas forcément plus de moyens mais bouleverse les pratiques professionnelles, les postures, les agendas.

    – Créer des aires de jeux inclusives avec la prise en compte de tous les handicaps.

  • Aménager les espaces publics :

    – Penser le réaménagement des cours d’écoles, en «oasis urbain» et l’aménagement urbain dédié aux enfants de façon globale (égalité filles-garçons, handicap…).

    – Revoir le type d’installation des aires de jeux et en généraliser l’implantation dans les quartiers pour favoriser la psychomotricité des enfants.

    – Faciliter la mobilité active des enfants dans la ville (cf. quartiers apaisés).

  • Sensibiliser les parents et les enfants sur les effets du numérique :
    – Développer une offre spécifique à grande échelle de sensibilisation sur les risques liés aux usages du numérique.

1 € investit dans la petite-enfance c’est entre 8 et 10 € économisés dans les politiques sociales adultes (OCDE).

  • Augmenter l’offre adaptée pour la garde des jeunes enfants de manière équilibrée dans les quartiers pour garantir le libre choix de garde et l’égalité Femmes-Hommes.
  • Stopper la privatisation des places en crèches et le recours systématique aux entreprises à but lucratif dans les DSP (délégation de service public).
  • Mettre plus d’équité et de transparence dans l’attribution des subventions aux crèches associatives.
  • Harmoniser le règlement intérieur des crèches municipales, associatives et en DSP (nombre de jour de carence, congés, fréquence de réunions de la commission d’attribution des places)…
  • Permettre aux crèches associatives de répondre plus facilement aux besoins d’accueil d’urgence et occasionnel.
  • Rendre plus transparentes les décisions des commissions d’attribution des places, clarifier les systèmes de cotation, revoir les critères.
  • Faire siéger plus souvent les commissions d’attribution.
  • Élargir l’offre de garde des jeunes enfants en horaires atypiques (en matinée, en soirée et les week-ends).
  • Développer l’offre d’accueil intergénérationnel sous toutes ses formes (résidence autonomie + crèche + coopératives d’habitants…).

Expérimenter des maisons de l’enfant (lieux d’accueil enfants/parents)dans chaque quartier enmutualisant les locaux (écoles, mairie de quartier, lieux hybrides culturels et associatifs autogérés -cf pg culture-).

  • Coordonner l’orientation des parents vers les services compétents au moment de l’inscription en crèche.
  • Renforcer les liens avec les associations d’accompagnement à la parentalité.
  • Sensibiliser les parents sur la question de l’alimentation et développer des ateliers cuisines.
  • Donner des outils aux parents pour procéder à une autoévaluation des habitudes vis-à-vis des écrans et des contenus.
  • Accompagner des stratégies parentales qui enseignent l’autorégulation, les manières de garder son calme et l’établissement de limites.
  • Renforcer l’accompagnement des structures proposant de l’aide aux devoirs, à la scolarité.
  • Développer et généraliser les “Cafés des parents” au sein des écoles.
  • Conseil municipal des enfants : élaboration de délibérations qui feront l’objet d’un vote en conseil municipal (voir : Oxygéner la démocratie).
  • Proposer une offre culturelle 3-6 ans (aujourd’hui déficitaire) dans tous les quartiers : lancer un appel à projet avec un jury de sélection composé de parents, d’élu.e.s et, d’artistes, d’associations et de pédagogues.
  • Engager le dialogue avec les services de l’Etat en vue de la révision de la carte scolaire.
  • Renforcer les dispositifs “vacances pour tous” en proposant des séjours pour petits groupes dans des structures adaptées et qui permettraient de valoriser certains métiers (agriculture, arts et culture, cuisine,…).
  • Renforcer la médiation au sein des écoles, collèges et les lycées, mais aussi dans les quartiers : médiateurs scolaires et jeunesse.
  • Investir dans l’éducation populaire (cf. lieux hybrides culturels et associatifs autogérés).

➔ La Ville des jeunes

La jeunesse bordelaise est multiple et plurielle : élèves, étudiants, stagiaires, chômeurs, jeunes actifs ou en situation de handicap… Près de 75 000 jeunes de 15 à 29 ans vivent à Bordeaux. Nous souhaitons les considérer comme des citoyens à part entière et leur donner toutes les chances d’être autonomes, de s’épanouir, de se cultiver, de s’engager…  La politique en faveur des jeunes est par essence transversale et touche à de très nombreux domaines (éducation, culture, emploi, santé, logement, mobilité…).
  • Organiser un forum des jeunesses dès le début du mandat pour mettre à contribution l’écosystème local de la jeunesse, leur faire confiance et définir ensemble la politique publique à mener.
  • Relancer le conseil des jeunes – 15 à 25 ans – pour en faire une vraie instance de co-construction citoyenne avec un budget dédié. Les associations d’Education populaire pourront y être associées.
  • Transformer l’appel à idées/projets #Jereleveledefi en incubateur et augmenter son budget pour mieux accompagner l’émergence de projets portés par des jeunes notamment sur les enjeux climatiques et sociaux.
  • Renforcer les partenariats avec les acteurs du champ de la jeunesse pour informer et aider les jeunes à monter leur projet, à accéder à l’ensemble de leurs droits.
  • Développer le volontariat en Service civique au sein de la ville de Bordeaux. De nombreuses missions pourraient ainsi voir le jour pour développer des actions en faveur de l’ensemble des habitants.
  • Renforcer les partenariats avec les structures locales travaillant au quotidien sur la prévention des risques et l’information sanitaire.
  • Permettre aux jeunes de trouver un logement pour commencer leur vie à Bordeaux (jeunes en formation, premier emploi, etc.) : créer de nouvelles places en Habitat Jeunes, remettre sur le marché des logements aujourd’hui dévolus au tourisme (Airbnb), mettre en réseau des particuliers âgés et des jeunes et renforcer les liens intergénérationnels (cf. Maison du logement), investir avec le CROUS, aux côtés du Conseil Régional, pour des logements étudiants à tarif social.
  • Simplifier les démarches administratives et raccourcir les délais afin d’obtenir des aides (santé, logement, transports,…).
  • Intégrer des quotas de logements pour permettre l’ascension à un logement autonome auprès des bailleurs sociaux pour jeunes adultes handicapés.
  • Créer des chantiers écoles de formation et d’insertion, notamment pour la découverte de métiers d’avenir (agriculture, protection de l’environnement, rénovation thermique des bâtiments, artisanat…).
  • Favoriser l’accès à la mobilité internationale des jeunes en s’appuyant sur les coopérations internationales de la ville.
  • Réserver dans chaque quartier (existant ou nouveau) des lieux et accompagner les porteur.se.s de projets qui souhaiteraient ouvrir des épiceries sociales et solidaires, des commerces coopératifs, des tiers lieux.
  • Renforcer l’accompagnement spécifique des jeunes les plus en difficulté en lien étroit avec le CCAS, la Mission Locale de Bordeaux, les associations et partenaires institutionnels.
  • Financer les transports en commun gratuits pour les jeunes à faible revenu et instaurer la gratuité des vélos en libre service Vcub pour les 14-25 ans.
  • Tenir compte des aspirations des jeunes, favoriser leur expression et leur créativité. Créer des espaces de création, de répétitions dans les différents quartiers en lien avec le Conservatoire, les Centres d’animations, les associations et les acteurs culturels.
  • Co-construire avec les jeunes des activités et ouvrir des lieux (bars associatifs…) pour mettre à disposition des lieux de rassemblement non institutionnels en soirée.
  • Renforcer le dispositif « Carte jeune », principal outil de promotion des offres culturelles et de loisirs, afin de proposer un nombre plus important d’activités artistiques et culturelles à coût réduit sur l’ensemble de la Métropole et la donner à tous les écoliers à l’entrée en CM2.
  • Développer des partenariats avec les acteurs culturels afin de créer des événements réguliers dans chaque quartier (événements hors les murs) et la médiation auprès des jeunes.
  • Promouvoir les actions des bibliothèques / médiathèques et élargir leurs horaires d’ouvertures.
  • Développer des offres de sport-loisirs notamment pour les jeunes femmes.

➔ La Ville des aîné.e.s

Les plus de 60 ans représentent une part importante de la population bordelaise (<50 000). Le vieillissement lié à l’arrivée massive de la génération du baby-boom dans le champ de l’âge impose de mieux prendre en considération les besoins et les envies des âgé.e.s. Notre ville doit être amicale à toutes les générations et favoriser la cohésion entre elles.

  • Prolonger les actions menées en faveur du maintien à domicile.
  • Prolonger les actions de visites à domicile (service civique notamment).
  • Renforcer la professionnalisation des agents à la prise en charge des personnes âgées pour mieux repérer les troubles.
  • Renforcer et consolider la professionnalisation des agents (SAD).
  • Étudier la mise en place d’un viager municipal pour améliorer la situation financière des seniors propriétaires de leur logement mais disposant de faibles revenus.
  • Soutenir la cohabitation intergénérationnelle et les initiatives d’habitat partagé.
  • Soutenir et développer une offre de mise en relation et d’accompagnement entre des aînés à domicile et des étudiants, des personnes en recherche de refuge à la recherche de logement.
  • Soutenir financièrement les bailleurs sociaux pour des adaptations de logement ou pour des initiatives innovantes (par exemple pôle ressources «âge» au sein d’un groupe de logements, salle commune pour réunions ou animations…).
  • Soutenir financièrement sous-condition de ressources les travaux d’adaptation des logements au vieillissement.
  • Programmer la réalisation de nouvelles résidences autonomie, en fonction des besoins à venir dans les quartiers les plus en tension (Caudéran, Grand-Parc).
  • Renforcer la présence humaine dans les résidences autonomie.
  • Expérimenter la réalisation d’une Résidence municipale avec services.
  • Proposer une offre de repas alternative au portage à domicile :
    – Organiser une ou plusieurs “cantines”, où les aînés seraient inviter à venir cuisiner et manger.
    – Expérimenter l’ouverture des temps de repas aux seniors dans les crèches.
    – Réévaluer le service de portage à domicile actuellement en place et étudier la possibilité de faire appel à des associations.
  • Créer des «relais des aidants» répartis sur le territoire de la ville (centre, rive droite et Caudéran) : lieux d’accueil et d’accompagnement pour les aidants connaissant des difficultés dans leur engagement auprès des aidés et/ou dans la conjonction entre leur vie professionnelle et leur vie d’aidant.
  • Proposer un accueil de jour pour les personnes en perte d’autonomie pour les salariés des grandes collectivités publiques (Métropole, CHU…) et inciter les grandes entreprises ou groupes d’entreprises à faire de même (pour mémoire, les salarié.e.s
    ayant en charge un grand âgé en difficulté sont plus nombreux que ceux avec un enfant en âge d’aller à crèche).
  • Programmer la réserve foncière pour prévoir la réalisation de nouveaux EHPAD, habilités à l’aide sociale, pour faire face à l’augmentation de la population très âgée (plus de 85 ans).
  • Mettre en place des navettes intra et inter quartiers pour favoriser les déplacements des séniors.
  • Développer les projets de vélo-taxi.
  • Aménager l’espace public : installer des bancs, et des lieux de repos sur l’espace public, veiller aux respects des trottoirs par les autres usagers et les rendre accessibles (cf Quartiers apaisés).
  • Développer des jardins dits thérapeutiques près des clubs seniors, EHPAD, résidences autonomie.
  • Travailler sur l’image et la représentation des aînés dans la société (organiser des concours photos, par exemple).
  • Mettre en place un conseil communal des aînés : son rôle sera de favoriser les projets transversaux et intergénérationnels, de redonner une place aux personnes âgées dans leur ville, de favoriser l’entraide et de renforcer le lien social. C’est un organe qui sera force de proposition pour les élus, de même qu’un espace de débats (cf. Oxygéner la démocratie).
  • Veiller à éviter toute manifestation d’âgisme (dépréciation ou discrimination), élaborer une charte et un plan d’actions avec le conseil communal des aînés et veiller à son application.
  • Donner plus de visibilité aux actions du type “Séniors reporters”.

➔ Faire de Bordeaux une ville bienveillante pour les animaux

Nous avons signé l’engagement une ville pour les animaux de l’association L214 : cliquez ici.

  • Intégrer le « bien-être animal » dans les critères d’attribution des marchés publics en matière de cantines scolaires et de restauration collective.
  • Exclure de la commande publique l’ensemble des produits issus de l’élevage intensif (viande, œufs, laitages, poissons d’élevage…).
  • Exclure les poissons issus de la pêche en eaux profondes et issus de la pêche électrique dans les cantines publiques gérées par la Mairie, préférer les poissons bio lorsqu’ils sont issus d’élevage.
  • Cesser de s’approvisionner auprès d’abattoirs pratiquant l’« étourdissement » au CO2 des cochons, la suspension des volailles conscientes ou l’abattage sans « étourdissement ».
  • Augmenter la part de protéines végétales dans les menus dans la restauration collective (cf. alimentation cantine).
  • Mener des actions de sensibilisation auprès des restaurateurs et du grand public pour encourager et accompagner un développement significatif de l’offre végétarienne ou végétalienne.
  • Interdire les actions dégradantes pour les animaux.
  • Prendre toute mesure légale possible contre l’installation de cirques détenant des animaux sauvages.
  • Émettre un vœu en conseil municipal demandant une interdiction nationale des cirques détenant des animaux sauvages.
  • Soutenir une politique de stérilisation des chats errants en partenariat avec des associations de protection animale et organiser/favoriser des campagnes d’adoption.
  • Entretenir des lieux de nourrissages pour les chats libres, en associant les habitant·e·s de la commune : Les Chats Libres permettent de stabiliser la population féline d’un quartier car même stérilisés, ils continuent à protéger leur territoire et empêchant d’autres arrivants de s’installer.
  • Faciliter l’admission des animaux de compagnie dans les EHPAD et autres lieux thérapeutiques.
  • Porter une attention particulière aux personnes sans domicile fixe -et à très faibles revenus- avec animaux (soutien aux associations, hébergement avec animaux) et se rapprocher des associations de vétérinaires pour porter un “dispensaire/maison d’accueil” pour leurs soins et des gardes.
  • Aménager des aires de libres ébats pour les chiens suffisamment spacieuses (« caniparcs ») adaptées aux besoins exprimés par les associations et les propriétaires : les parcs canins sont des espaces de liberté pour les chiens afin que ces derniers puissent courir et jouer librement avec leurs congénères (NB : améliore l’hygiène en incitant les propriétaires à aller dans ces lieux pour les besoins).
  • Garantir la transparence de l’activité des fourrières.
  • La gestion des fourrières sera préférentiellement attribuée à une association de protection animale ou conventionnée pour travailler avec celles-ci.
  • Attribuer une délégation protection animale à un·e membre du conseil municipal, inclure la protection animale dans la politique de la ville et prévoir une ligne budgétaire dédiée.
  • Soutenir les actions de sensibilisation à l’éthique animale (communication de la ville, périscolaire, associations, etc.).
  • Privilégier la gestion douce et écologique de la population des animaux dits “indésirables”.
  • Créer un prix, une médaille honorifique de “bienfaiteur du vivant et des animaux” – Ce prix peut être remis à toute personne, association, entreprise ou commerce qui œuvre de façon exemplaire pour la cause animale : installation de nichoirs, sauvetages, actions de stérilisation de chats…
  • Promouvoir la coexistence pacifique avec les animaux sauvages et « liminaires » ainsi que la gestion non létale de leurs populations.
  • Prendre toute mesure légale possible, dont l’interdiction ponctuelle de la pratique de la chasse sur le territoire communal, afin de favoriser les activités de découverte des animaux et de la nature.
  • Soutenir l’adoption par le conseil municipal d’un vœu demandant une interdiction nationale des corridas et des « écoles » tauromachiques.
  • Prendre toute mesure légale possible, le cas échéant, contre l’organisation de corridas sur le territoire communal.
  • Intégrer le « bien-être animal » dans les critères d’attribution des marchés publics en matière de produits d’entretien : tendre vers une commande publique « 100 % produits non testés sur les animaux ».
  • Mener des actions de sensibilisation afin de changer de regard sur les animaux et sur leur rôle dans l’écosystème, qu’il soit urbain ou rural.
  • Mettre en place des ateliers sur le rapport aux animaux et leur qualité d’êtres sensibles, en partenariat avec les associations.
  • Proposer dans les écoles des journées de sensibilisation aux besoins élémentaires des animaux de compagnie (savoir décrypter leur comportement, etc). -sur le modèle de celles de l’École régionale de la biodiversité en Ile-de-France, pour que les citoyen·ne·s apprennent à connaître les oiseaux, insectes, plantes, reptiles et amphibiens de leurs villes et villages.
  • Inscrire l’éducation à l’éthique animale et le respect du vivant dès l’âge de 5 ans comme l’une des priorités du Projet Éducatif Territorial (PEDT).

Prendre soin de chacun.e

Historiquement, l’ordre public, géré par le maire, comportait 4 volets : la sécurité vis-à-vis desagressions extérieures, la sécurité vis-à-vis des agressions intérieures, la sécurité sanitaire, la sécurité alimentaire.Le maire, garant de l’ordre public, se doit de prendre en considération toutes les dimensions de la sécurité de ses administré.e.s.Aussi, notre vision de la sécurité ne se limite pas à une simple protection des biens et des personnes mais va au-delà. En cas de crise sanitaire, sociale, économique ou de pénurie (énergie, eau, alimentation) l’ordre public est menacé. Parce que “gouverner c’est prévoir”, il incombe de porter, en matière de sécurité, une vision globale et de long terme.La ville doit donc s’adapter pour éviter les crises et faire en sorte que la cohésion sociale du territoire soit forte pour pouvoir la maintenir en cas de crise majeure.

➔ Garantir la sécurité des personnes et des biens

Nous lutterons contre les incivilités par l’éducation, la prévention, la médiation et la répression si nécessaire.

  • Renforcer les équipes de police municipale en les organisant par Unités Territoriales de Quartiers : proposer une police municipale proche, mobile et à l’écoute des habitants, répartie de manière équilibrée dans les quartiers, permettant le rétablissement du lien de confiance et favorisant la collecte de renseignements indispensables à la tranquillité publique.
  • Renforcer la Brigade de Prévention et de Lutte contre l’Incivilité (B.P.L.I) sur tout le territoire et pas seulement en centre-ville.
  • Renforcer les équipes de médiateurs de rue, en particulier dans les lieux où ils ont été retirés ces dernières années.
  • Élargir les horaires d’interventions de la police municipale aujourd’hui difficilement mobilisable sur les heures « tendues ».
  • Favoriser et renforcer des moyens de déplacement plus adaptés aux tissus urbains pour les agents de la police municipale.
  • Ouvrir une concertation interne accrue avec les fonctionnaires municipaux en charge de la sécurité et leurs organisations syndicales pour construire le dispositif de demain.
  • Porter la réflexion d’une police métropolitaine des transports.
  • Favoriser la mixité des brigades de sécurité avec les autres services municipaux : accompagnement sur le terrain avec les services de voirie, d’urbanisme, de propreté, afin de favoriser l’échange entre les habitants et tous les acteurs des services concernés par une problématique commune.
  • Renforcer le rôle du médiateur municipal qui prévient les conflits entre les habitant.e.s, les tiers et la collectivité.
  • Faire acter par l’État la réouverture de commissariats de police nationale de plein exercice (gare Saint-Jean – Belcier, Grand-Parc et Bacalan notamment).
  • Renforcer l’îlotage dans tous les quartiers de la police municipale : déployer une police mieux ancrée dans les territoires dont elle a la charge, pour que, au plus près des habitants, elle développe une connaissance approfondie des lieux et des citoyens qu’elle sera chargée de protéger et d’entendre, développer la collaboration avec les acteurs de proximité et de terrain (médiateurs, éducateurs, gardiens d’immeubles, concierges etc.).
  • Encourager les initiatives permettant un rapprochement entre la Police Municipale et la Police Nationale en veillant à maintenir la logique de complémentarité et non de subordination : mutualiser dans les quartiers les plus sensibles de la Politique de la Ville, des locaux permettant d’accueillir à la fois la Police municipale et la Police nationale.
  • Renforcer et participer activement à la coordination des politiques de réussite éducative de décrochage scolaire et de prévention de la délinquance.
  • Renforcer la coordination des politiques d’accompagnement à la parentalité et de prévention de la délinquance, en veillant à ne pas stigmatiser les parents rencontrant des difficultés à exercer leur autorité parentale.
  • Prendre en compte le phénomène croissant d’affrontements entre jeunes, les rixes, en développant des partenariats avec d’autres villes (coopération territoriale) et associant la société civile, notamment les familles.
  • Renforcer les dispositifs de prévention au bénéfice des jeunes : chantiers écoles de formation et d’insertion, notamment pour la découverte de métiers d’avenir (agriculture, protection de l’environnement, rénovation thermique des bâtiments…).
  • Réaffirmer notre opposition à la vidéo surveillance mais autoriser la vidéo verbalisation sur certains points stratégiques : respect des arrêts minutes (gare, marchés, aéroport…) pont de Pierre, CHU, voies réservées au covoiturage….
    • Rendre obligatoire la formation sur les violences faites aux femmes de tous les professionnels en contact avec le public afin d’améliorer le repérage et l’orientation vers les services compétents.
    • Systématiser la formation des policiers municipaux, renforcer leur pouvoir de verbalisation de l’outrage sexiste sur l’espace public.
    • Soutenir le déploiement et accompagner le financement des intervenants sociaux, psychologues et permanences d’associations dans les commissariats pour l’accueil et l’accompagnement des victimes.
    • Diversifier et renforcer les solutions concernant le relogement, qui resteune des principales difficultés rencontrées par les femmes victimes de violences :
    • – Privilégier les dispositifs légaux d’éviction du conjoint violent afin de permettre à la victime de rester au domicile si elle le souhaite.
      – Mettre à disposition des appartements du parc immobilier de la Ville pour l’accueil de femmes victimes de violence.
      – Encourager l’ensemble des acteurs, et notamment les bailleurs sociaux, à réserver des logements pour les auteurs ou les victimes afin de favoriser l’accès à un logement pérenne, suite aux procédures d’urgence.
      – Favoriser le développement de dispositifs permettant de mutualiser des logements à l’échelle intercommunale ou départementale, afin que les femmes puissent s’éloigner de la ville de résidence de leur conjoint si elles le souhaitent.
    • Créer un foyer pour femmes sans-abris.

L’épanouissement de toutes et tous passe par l’égalité réelle et un environnement serein. Nous sommes convaincus que l’engagement au niveau local est fondamental pour construire une société bienveillante et respectueuse. Nous nous engageons donc pour construire une Ville toujours plus fière et respectueuse de ses diversités. (Voir aussi : Réaliser l’égalité femmes-hommes et Renforcer l’inclusion des personnes porteuses d’un handicap).

  • Approfondir le travail de l’Observatoire de l’égalité, le renforcer et lui donner plus de visibilité.
Pour une administration non discriminante :
  • Donner plus de visibilité à la diversité des citoyen.n.ne.s (origines, diversité des familles, LGBTQI+, âge, santé et handicap) qui composent notre Ville sur l’espace public et notamment au travers de la communication institutionnelle.
  • Renforcer la formation du personnel de la Ville sur les préjugés et les stéréotypes pour lutter contre toutes les formes de discrimination (homophobie, transphobie, sexisme, racisme, âgisme, handicap) et veiller à ce que l’accès aux services publics ne soit pas discriminant-Lutter contre les discriminations LGBTQI+ dans les démarches administratives(facilitation du changement d’état civil, mariage, formulaires non-genrés).
  • Prendre en compte l’engagement des clubs sportifs dans la lutte contre les discriminations, incluant les discriminations LGBTQI+, pour l’attribution des subventions.
Former et éduquer :
  • Créer de nouvelles formations pour le personnel de la Ville adaptées aux problématiques spécifiques à chaque discrimination, en partenariat avec les associations
  • Augmenter les financements dédiés à la lutte contre les discriminations et le soutien aux associations, notamment pour les actions de prévention et d’éducation auprès des jeunes.
  • Mettre en place des campagnes de communication régulières sur tout support, plusieurs fois par an, pour lutter contre toutes les formes de discrimination en partenariat avec les associations.
Soutenir les personnes victimes de discrimination et violences discriminatoires :
  • Renforcer le dispositif ELUCID (elucid.bordeaux.fr), point unique d’entrée au sein du CCAS de Bordeaux sur les discriminations et violences discriminatoires.
  • Renforcer la médiation auprès des réfugiés et des migrants et l’accompagnement dans leurs démarches administratives.
  • Soutenir financièrement les associations LGBTQI+ pour prévenir et lutter contre l’isolement et le suicide des jeunes, notamment par le renforcement de la capacité d’accueil en hébergement des jeunes en situation d’urgence.
Sécuriser l’espace public :
  • Veiller à la sécurité des établissements festifs, qui peuvent représenter une cible particulièrement vulnérable.
  • Soutenir toutes les initiatives de lutte contre le harcèlement dans l’espace public, et prendre en compte cet enjeu dans la conception des aménagements urbains.

Soutenir les initiatives visant à promouvoir la diversité : Mettre en avant le passé ou le socle historique multiculturel de la Ville.

  • Bordeaux doit faire œuvre de mémoire sur son passé négrier, esclavagiste et colonialiste :
  • – Faire un lieu de ressources aux Archives Bordeaux-Métropole, engager une politique de collecte d’archives et de leur mise à disposition
    – Généraliser la mise en place des plaques explicatives sur les rues de Bordeaux concernées par cette histoire.
    – Soutenir les travaux universitaires, en mettant en place des bourses de projets pour les étudiants désirant travailler sur ces sujets.
  • Reconnaitre les apports de l’immigration dans le développement culturel et économique de la Ville à travers les âges notamment à travers d’expositions, de parcours pédagogiques dans nos institutions culturelles, et le soutien aux travaux de recherche se rapportant à l’histoire de l’immigration (ex: attribuer une bourse de recherche pour élaborer une thèse sur l’histoire de la Base sous-marine et le rôle des travailleurs forcés espagnols).
  • Mettre en valeur et en avant les cultures LGBTQI+ :
  • – Organiser une grande collecte d’archives privées et de témoignages oraux du monde associatif, des citoyens, des universitaires, et auteurs.
    – Valoriser cette collecte par une exposition et des débats organisés avecles associations et les universitaires.
    – Créer un atelier pédagogique à partir des documents et témoignages collectés aux Archives Bordeaux Métropole ouvert aux écoles, collèges et lycées dans le cadre de l’Éducation Artistique et Culturelle.
    – Organiser le mois des fiertés et favoriser de nombreuses activités pédagogiques / festives autour de l’histoire de la lutte pour les droits LGBTQI+ .
  • Organiser une journée du Matrimoine pour valoriser les œuvres des Bordelaises.
Encourager les Bordelais.e.s à se réapproprier leurs données (Data) et à se déconnecter :
  • Obtenir un moratoire sur l’expérimentation par la Ville de la 5G et lancer un grand débat public autour de cette technologie
  • Devenir la première Ville/métropole réellement respectueuse de la liberté/confidentialité numérique de chacun :
  • – Respecter le Règlement général sur la protection des données (RGPD).
    – S’interroger sur les besoins de données que la collectivité collecte au travers des outils numériques qu’elle acquiert.
  • Développer une offre spécifique à grande échelle de sensibilisation sur les risques liés aux usages du numérique.
  • Renforcer la sensibilisation des jeunes dès l’école primaire à l’utilisation des outils numériques et à la gestion de leurs données et de leur identité numérique sur internet.
  • Prendre en compte dans la stratégie numérique de la collectivité les risques liés aux cyber attaques et accompagner les entreprises en partenariat avec la Région Nouvelle-Aquitaine.
  • Favoriser le développement de “zones de déconnexion”.

➔ Renforcer la sécurité sanitaire

  • Réviser le plan communal de sauvegarde (PCS) de Bordeaux et intégrer les risques industriels et climatiques. Informer et communiquer en toute transparence sur les risques et former sur les gestes et comportements à avoir en cas d’alerte.
  • Travailler avec les services de l’État sur la mise en place du plan d’urgence et de sauvegarde au niveau de la ville et de la Métropole.
  • Demander à l’Etat une révision du périmètre du Plan particulier d’intervention de la centrale nucléaire du Blayais à 80 km.
  • Mettre à disposition de la population le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs en version électronique et papier dans toutes les mairies de quartier.
  • Élaborer un plan de formation pour la prévention des risques à destination de la population.
  • Accompagner les locataires dans leurs démarches pour obtenir des travaux de la part des propriétaires ou trouver une solution de relogement (Voir Maison du logement)
  • Faire un état des lieux des hôtels meublés dangereux et prendre les mesures pour y remédier : objectif « Zéro hôtel meublé insalubre » à la fin du mandat.
  • Intégrer une antenne de l’ADIL de la Gironde et de l’ANAH au sein de la maison du logement.
  • Sortir de la précarité énergétique en moins 10 ans : enjeu social, de santé publique et de lutte contre le dérèglement climatique.
  • – Adapter et rendre plus efficace le SLIME métropolitain (Service Local d’Intervention pour la Maîtrise de l’Énergie) : renforcer l’équité territoriale sur la Métropole, faciliter les actions des partenaires, accompagner sur 1 an le public concerné.
    – Porter à 1M€ le budget alloué à cette opération.
    – Mettre en place une exonération temporaire de la part communale de la taxe foncière pour les propriétaires-bailleurs ayant réalisés des travaux significatifs de rénovations énergétiques des habitations (50% sur 5 ans).
Chaque année sur la Métropole bordelaise 150 décès serait imputé à la mauvaise qualité de l’air, ce qui générerait un coût de dépenses de santé de 300 millions d’euros.

Lutte contre la pollution de l’air extérieur :

  • Limiter la circulation des véhicules motorisés en offrant des alternatives à la voiture individuelle et en réalisant des quartiers apaisés.
  • Réduire les vitesses de circulation (20km/h dans les quartiers apaisés, 30 km/h en ville, 50km/h axes pénétrants, 70km/h sur la rocade).
  • Réduire les poussières générées par les chauffages individuels au bois en développant les aides au changement de matériel.
  • En cas de pic de pollution, suspendre l’utilisation des cheminées à foyer ouvert.
  • Développer l’information des usagers sur ces questions.

Lutte contre la pollution de l’air intérieur :

  • Surveiller la qualité de l’air intérieur dans les lieux d’accueil du public : aujourd’hui l’obligation est de réaliser des mesures tous les 7 ans. Réaliser des audits après réalisation de travaux d’aménagement, de rénovation, ou de nouvelle construction.
  • Lutter contre la précarité énergétique induit souvent la mise en place des mesures favorisant un air intérieur plus sain (ventilation, suppression des chauffages d’appoint au fuel…).
  • Sensibiliser les Bordelais.e.s à cet enjeu de santé publique.
  • Renforcer la médiation entre voisins le plus rapidement possible pour ne pas laisser s’installer les conflits via le médiateur municipal.
  • Mettre en place des calendriers concertés avec les opérateurs culturels et festifs dans chaque quartier pour permettre à chacun de jouir de la vie culturelle et nocturne tout en assurant la tranquillité et le repos des personnes qui vivent à proximité.
  • Pérenniser le conseil de la Nuit, installé récemment sur Bordeaux et mettre en œuvre les actions préconisées.
  • Renforcer la Brigade de Prévention et de Lutte contre l’Incivilité (B.P.L.I) de nuit sur tout le territoire et pas seulement en centre-ville.
  • Veiller aux respects des règles par les établissements dès le premier signalement.
L’excès d’éclairage, notamment dans les agglomérations, a des conséquences sur les écosystèmes (perturbation des espèces) et sur la santé humaine (sommeil des riverains). C’est aussi une source importante de consommation d’électricité. Selon un sondage de 2015 paru dans le journal Sud-Ouest, 85% des Bordelais estiment que les panneaux publicitaires devraient être supprimés, notamment dans le centre-ville.

  • Réviser le règlement local de publicité intercommunal :

  • Réduire l’affichage publicitaire au profit des espaces d’expression libre et d’information pour les collectivités.
    Interdire l’affichage publicitaire aux abords des écoles (minimum 200 m.).
    Interdire les publicités et enseignes numériques et animées, qui sont énergivores.
    Opter pour des formats publicitaires de 2 m 2 maximum et cela sur l’ensemble du territoire de la ville.
    Faire du secteur sauvegardé (aujourd’hui dénommé “site patrimonial remarquable”) un espace “zéro publicité” (véhicules publicitaires compris).

NB : Le marché de mobilier urbain publicitaire contracté avec JC Decaux en 2008 expire en septembre 2020. Nous réétudierons drastiquement les conditions de ce marché.

  • Veiller au strict respect des règles sur l’extinction des vitrines, enseignes et des bâtiments publics la nuit (arrêté du 27 décembre 2018 relatif à la prévention, à la réduction et à la limitation des nuisances lumineuses) et proposer d’amplifier la période d’extinction lumineuse de 23h à 7h du matin (au lieu de 1h à 7h depuis peu).
  • Moduler l’éclairage public de nuit
  • Faciliter l’enlèvement des encombrants en porte à porte en créant des points d’enlèvement mobiles.
  • Repérer et agir plus rapidement dans l’évacuation des encombrants et déchets sur l’espace public par la présence régulière sur l’ensemble du territoire des agents de police municipale et améliorer le système d’alerte.
  • Intervenir et exercer le pouvoir de police du maire dès le premier signalement de dépôts sauvages, notamment aux abords des cours d’eau et des zones naturelles (ex : Le Limancet au Grand-Parc, La Jallère).
  • Évaluer et rendre public le niveau de pollution des sols sur la ville, avec mise en œuvre de dispositifs de dépollution, quand cela est techniquement possible et économiquement supportable (extraction des polluants, plantations…).
  • Accompagner les habitant.e.s dans la dépollution de leurs sols
  • Faciliter et accompagner la réalisation de tests sur le niveau de pollution des sols dans le domaine privé

Voir aussi : Anticiper les risques d’inondation et préserver les sols et Préserver et gérer les ressources en eau

➔ Prévenir et améliorer la prise en charge des conduites addictives

  • Expérimenter une salle de consommation de drogue à moindre risque.
  • Renforcer les moyens alloués au “Hangover Café”, dispositif mobile de prévention et de réduction des risques liés aux consommations de substances psychoactives en milieu festif urbain.
  • Renforcer la présence de médiateurs nocturnes sur la ville.

➔ Veiller à garantir la sécurité alimentaire

La Métropole a une autonomie alimentaire de 2 jours environ en cas de crise majeure. L’autonomie alimentaire de la ville est aujourd’hui un objectif vers lequel les politiques publiques doivent tendre à terme par le développement d’un réseau territorial structurant autour de la Métropole.

 

Voir : Aller vers l’autonomie alimentaire et développer la polyculture locale.

Réaliser de véritables quartiers apaisés

La voiture envahit l’espace public avec son lot de nuisances : pollution de l’air, bruit et accidents. Face à une ville prise de frénésie depuis qu’elle s’est réveillée, nous privilégions de calmer et d’apaiser Bordeaux avec une proposition structurante du tissu urbain.  Un de nos objectifs phare est de faire une ville plus conviviale, apaisée et accessible à tous. Réduire les nuisances liées à l’automobile (pollution atmosphérique, bruit, occupation indue de l’espace public et accidents) est un enjeu majeur de santé publique. C’est aussi un enjeu d’urbanité. Une ville “apaisée” est une ville qui redonne aux gens l’envie de se promener dans les rues, de s’y retrouver, d’échanger, aux enfants d’y jouer. Pour cela, nous proposons de multiplier les « secteurs apaisés » où la circulation automobile est réduite à 20km/h, de créer îlots de fraîcheur et de repos pour le piéton ; et d’aménager des promenades vertes qui relient les « îlots de respiration» et où les piétons sont prioritaires. Nous proposons l’extension progressive du dispositif tout au long de la mandature et commencerons par les quartiers situés aux abords des établissements scolaires, à forte concentration de population âgée et extra-boulevards.

quartiers apaisés par Pierre Hurmic

➔ Limiter les vitesses de circulation, calmer le trafic

De nombreuses études scientifiques ont établi la corrélation entre la concentration en particules fines dans l’air et des maladies respiratoires, cardiovasculaires et mentales. Ces particules sont émises en grande partie par les véhicules à combustion. Limiter les voitures en ville et leurs vitesses de circulation est un levier efficace et nécessaire pour diminuer la concentration de ces particules et améliorer la qualité de vie des habitants. Cette mesure est particulièrement urgente autour des écoles, crèches et équipements sportifs. La pollution de l’air nuit particulièrement à la santé des enfants et à leur développement cognitif. L’accès aux quartiers apaisés sera donc possible par tous les modes, mais en ralentissant. Les transports en commun privilégiés seront de type navette électrique, avec arrêt à la demande ou non. Les taxis et voitures partagées y trouveront également leur place.

➔ Réorganiser le stationnement et l’espace libéré

76 862 places de stationnement sur voirie pour la seule commune de Bordeaux (5 m par place) cela représente  384 km de places de stationnement sur la voirie sur 500 km au total, Soit 77% !
Sur la rocade, le trafic des poids lourds représente 15 % des véhicules.
56% des déplacements en voiture sont réalisés sur une distance inférieure à 4 km.
Un taux d’occupation de certains parkings en ouvrage est faible en soirée et modéré en journée.
Pour récupérer de l’espace public en faveur des modes doux et d’un environnement apaisé, nous proposons de réduire et réorganiser les places de stationnement en surface à l’intérieur des quartiers apaisés.
C’est parce qu’il encourage à cohabiter avec l’autre, non seulement avec celui qui nous ressemble, mais aussi avec celui qui est différent, que l’espace public urbain devient un vecteur du lien social et le lieu de la citoyenneté par excellence.

  • Étendre les zones de stationnement payant, de façon coordonnée avec les autres communes de la métropole et en concertation avec les riverain.e.s.
  • Éliminer des places en surface et en remplacer par des places dans des micro-parkings ou en parking ParCub.
  • Augmenter le nombre de parkings gérés en régie et construire des parkings en ouvrage dans les secteurs peu pourvu et des parking Relais (Saint-Augustin, Caudéran, Entrée boulevard Alfred Daney, Brazza-Niel…).
  • Étudier la possibilité légale de mettre en place une tarification sociale du stationnement en surface et en ouvrage.
  • Rendre les tarifs pour les abonnements mensuels attractifs pour tous les résidents (au même niveau que le coût du stationnement résidentiel en surface actuel 1 euro/jour).
  • Réserver une part importante des places de parkings publics pour les résidents à tarif préférentiel et équitable.
  • Négocier la mutualisation des parkings privés d’entreprises, d’administrations et de commerces pour le stationnement résidentiel de nuit et le week-end.
  • Négocier la mutualisation des parkings des bailleurs sociaux qui ont des places disponibles.
  • Réserver les places de stationnement automobile maintenues en surface à l’intérieur des quartiers apaisés aux arrêts minutes, aux stationnements de courte durée (stationnement payant), aux véhicules partagés, aux livraisons, artisans, personnel médical, aidants familiaux et aux services à la personne en journée.
  • Élargir l’accès des artisans non bordelais au stationnement payant professionnel.
  • Développer la verbalisation du stationnement qui ne respecte pas les règles. Le service des fourrières sera également renforcé pour garantir le respect et le bon fonctionnement de ce système.
  • Créer une fourrière supplémentaire sur Bordeaux-Sud avec un service d’enlèvement inférieur à 1/2 h à proximité de transports en commun.

Un espace urbain apaisé est aussi endroit où il est plus agréable de marcher, de se rencontrer, d’échanger ce qui est à la base même des fondations des villes. L’espace public peut ainsi récupérer sa fonction première de lieu de rencontre entre personnes de classes et de générations diverses. C’est parce qu’il encourage à cohabiter avec l’autre, non seulement avec celui qui nous ressemble, mais aussi avec celui qui est différent, que l’espace public urbain devient un vecteur du lien social et le lieu de la citoyenneté par excellence.

Nous réorganiserons les espaces libérés par la voiture en :

  • Plantant des arbres partout où c’est possible
  • Élargissant les trottoirs
  • Intégrant des places de stationnement pour les vélos, dont certaines abritées
  • Installant du mobilier urbain pour encourager les échanges, la convivialité et la végétalisation (bancs, terrasses, marquage au sol de jeux pour enfants).

➔ Créer des “oasis urbains”

Il s’agit de les réaménager en installant des bancs et des fontaines d’eau potable, en plantant des arbres, en désimperméabilisant et végétalisant les sols.

Ces “oasis” peuvent aussi être pensés dans les dents creuses urbaines, les petites parcelles en friche, y compris de façon temporaire. En fonction de leur taille, des toilettes publiques ou des aires de jeu pour enfants pourraient y trouver leur place.

➔ Créer des promenades vertes

Multiplier les rues plantées, pensées avant tout pour le piéton, pour sa sécurité et pour son confort. Le long de ces promenades vertes si la voiture a une place, elle sera marginale; si le vélo peut y circuler, il devra le faire  au pas. Les promenades vertes devront permettre aux personnes âgées de se promener lentement, aux enfants de jouer, aux sportifs de courir. Elles traverseront la ville d’oasis en oasis, de quartier en quartier.

➔ Installer les quartiers apaisés de manière progressive

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Il s’agit de trouver ensemble les meilleures solutions pour atteindre les objectifs d’apaisement et en même temps garantir une bonne accessibilité multimodale pour les riverains, les véhicules de livraison, de secours et des aidants.

C’est la notion d’urbanisme tactique qui propose des réorganisations de l’espace public à faible coût : peinture, mobilier provisoire, jardinières. Il s’agit d’expérimenter et d’avancer vers la configuration finale souhaitée de façon progressive.

Se déplacer sereinement

La mobilité ne peut se concevoir seulement par le prisme des « déplacements ». Comme dans tous les domaines d’une conception écologique d’une « thématique » particulière elle doit être prise comme un tout :
– Déplacements / stationnement
– Santé : Qualité de l’air (pollution atmosphérique à terme fort mais négatif), Condition physique (mobilités actives), Condition psychique (stress versus détente/bien-être)
– Vivre ensemble : Partage de la voirie, Voies apaisées, Réappropriation par les habitants de l’espace public

➔ Lancer un grand “plan marchable”

Il faut concevoir un plan de circulation organisé essentiellement en fonction des trois modes les mieux adaptés à la ville qui sont la marche, le vélo et les transports collectifs. La marche concerne l’ensemble de la population. A Bordeaux la marche représente 41% des déplacements quotidiens et 25% sur la Métropole. Elle doit être considérée comme un droit et les conditions de sa pratique assurées pour tous les citoyens, notamment pour les seniors en raison du vieillissement de la population et pour les plus jeunes concernant le chemin de l’école. La pratique de la marche est nécessaire pour la santé (psychique et physique) des habitants et pour la convivialité de nos quartiers. La sécurité des piétons, par ailleurs, est une priorité. Il s’agit de reconnaître la marche d’utilité publique, de lancer un véritable plan « piétons » et d’obtenir une meilleure prise en compte des personnes à mobilité réduite et des enfants dans les déplacements, dans le cadre des plans de mise en accessibilité et lors des opérations d’aménagements des espaces publics ; appliquer ce plan à l’échelle de la métropole en concertation avec les citoyens et les associations.

  • Améliorer le confort d’usage et l’accessibilité pour toutes et tous des trottoirs et déployer toute une série d’aménagements de l’espace public pour accompagner le développement de la marche : bancs, fontaines d’eau potable, arbres, toilettes, passages piétons optimisés, ainsi que des panneaux indicateurs de temps de parcours et des marquages au sol visibles et compréhensibles notamment dans les zones partagées.
  • Organiser le stationnement des deux-roues motorisés en dehors du trottoir dans tous les quartier et étudier la possibilité de le rendre payant.
  • Supprimer les discontinuités piétonnes.
  • Élargir la zone piétonne du centre-ville de Bordeaux.
  • Étendre le dispositif du dimanche sans voiture du centre-ville de Bordeaux.
  • Multiplier des « secteurs apaisés » où la circulation automobile est réduite à 20km/h ; créer des « oasis urbains », véritables îlots de fraîcheur et de repos pour le piéton; et aménager des promenades vertes qui relient les « oasis » et où les piétons sont prioritaires.
  • Réviser le « Code de la Rue » bordelais pour l’adapter  aux nouvelles règles du code de la route en faveur des usagers vulnérables.
  • Faire respecter par la pédagogie et la sanction les règles d’usage de la voirie sur l’ensemble des quartiers de Bordeaux (trottoirs, couloirs réservés, pistes cyclables…). Déploiement d’effectifs mobiles, visibles, jouant un triple rôle d’éducation, de prévention et de répression si nécessaire ; ils doivent être formés, sensibilisés à ces questions, et recevoir des instructions claires et précises.
  • Veiller au respect des règles des installations des terrasses de café et restaurant sur l’espace public.

➔ Un plan d’urgence Vélo Métropolitain

Donner la priorité aux mobilités actives : aujourd’hui 56% des déplacements en voiture sont réalisés sur une distance inférieure à 4kms (sur la métropole bordelaise). La part des pistes cyclables sur le total de la voirie de Bordeaux est de 5,8 % et représente seulement 8 % du réseau viaire de la Métropole. L’évolution des pistes cyclables entre octobre 2016 et juillet 2019 sur la métropole : + 0,2 %. Le vélo est un mode de déplacement décarboné, bon pour le climat, la qualité de l’air, la santé et accessible à tous. Notre projet consiste à investir plus de 350 M€ sur la mandature, nous avons signé le plaidoyer de Vélo-Cité Bordeaux Métropole, nous engageons sur leurs propositions et d’autres :

Réviser, compléter et achever le réseau Réseau Express Vélo (REVE) en moins de 2 ans :

  • Réaliser des pistes en site propre pour permettre des déplacements en toute sécurité de part et d’autre de la ville et de la métropole et notamment vers les bassins d’emplois.
  • Intégrer un réseau d’aménagements cyclables circulaire entre les villes de la métropole (boulevards, intra rocade et extérieur à la rocade).
  • Ré-ouvrir la piste cyclable au niveau du pont François-Mitterrand.
  • Développer un vrai réseau de pistes et bandes cyclables sans discontinuités, avec une desserte de tous les établissements scolaires et les principaux établissements publics.
  • Multiplier les vélos-rues où les vélos sont prioritaires (cf. quartiers apaisés).
  • Paramétrer les feux tricolores avec “Gertrude”, outil numérique de gestion automatique en temps réel des feux de circulation pour améliorer la vitesse de circulation des cycles.
  • Rendre lisibles les itinéraires cyclables par une meilleure politique de signalisation (marquage au sol, panneaux indicateurs) et installer des panneaux indicateurs de temps de parcours.
  • Prêter une attention particulière à l’entretien des aménagements cyclables pour en garantir la non dangerosité (notamment à l’automne).
  • Augmenter le nombre de points de stationnement pour vélos dans le centre-ville mais également en périphérie aux abords des stations de transport en commun et des commerces.
  • Créer des parkings relais voitures + vélos aux abords des intersections des voies rapides et du réseau cyclable (parking sécurisé pour laisser le vélo la nuit et stations Vcub).
  • Prévoir dans le cadre de la mise en place du RER Girondin des parkings sécurisés bien dimensionnés pour le stationnement des vélos.
  • Systématiser le stationnement des vélos sur voirie dans les secteurs résidentiels.
  • Organiser un maillage régulier de stations service vélo dans toute la ville.
  • Démultiplier sur le territoire les Maisons métropolitaines des mobilités alternatives.
  • Offrir à la location des remorques pour pouvoir ponctuellement déménager, bricoler, transporter des personnes…
  • Généraliser les formations à l’utilisation du vélo dans les écoles élémentaires de façon à permettre ensuite l’utilisation du vélo pour se rendre au collège et au lycée : chaque enfant doit quitter l’école élémentaire en sachant rouler en ville.
  • Soutenir les structures intervenant dans les écoles.
  • Prêter des vélos aux enfants dans les Maisons Métropolitaines des Mobilités Alternatives : extension du prêt de vélo actuel auprès des enfants de tous âges.
  • Organiser des vélo-bus “institutionnels” dans les quartiers pour les trajets domicile-école.
  • Installer des Panneaux indicateurs des temps de parcours et des distances.
  • Renforcer les actions du type “tous en selle” pour réapprendre à faire du vélo à tous les âges.
  • Mettre en place une « brigades VTT» pour veiller à faire respecter par la pédagogie et la sanction les règles d’usage de la voirie sur l’ensemble des quartiers de Bordeaux.

Un budget revu à la hausse sur la mandature pour aller plus vite et plus loin : quintupler les efforts actuels en matière de politique vélo, soit un investissement de 350 M€ sur la mandature à l’échelle de Bordeaux Métropole.

  • Définir clairement les priorités, en considérant dès le départ que l’usage du vélo va augmenter dans les années à venir pour dimensionner les aménagements de façon adéquate.
  • Renforcer la cellule vélo de la Métropole et réorganiser la DGA mobilité et les pôles territoriaux pour que les mobilités actives soient prises en compte de façon prioritaire dans tous les projets d’aménagement et de restructuration de la voirie.
  • Réaliser un itinéraire prédéfini de bout en bout et cesser la mise en œuvre consistant à réaliser plusieurs tronçons d’aménagements sur plusieurs itinéraires à la fois.
L'espace du vélo - Campagne de Pierre Hurmic

➔ Pour des transports en commun au service de chaque usager

La santé, l’équité sociale et la sécurité sont placées au cœur des propositions du programme. La diminution des gaz à effet de serre et des polluants générés par l’utilisation des énergies fossiles ainsi que le bruit sont pour nous une préoccupation majeure.

Nous voulons des transports propres pour toutes et tous et en toute sécurité.

Ces éléments de programme, essentiellement de la compétence de la Métropole ont été pensés et construits en intégrant une forte volonté de développement des mobilités douces (vélos, piétons) tout en renforçant les transports en commun au sein d’un espace métropolitain apaisé, accessible, solidaire et élargi.

L’objectif général n’est pas de proposer des projets “phares” ni de créer de nouvelles infrastructures couteuses. Il est de mieux utiliser celles qui existent avec un partage équitable de la voirie notamment pour obtenir un maillage structuré de liaisons de transport en commun plutôt transversales, qu’en étoile vers le centre de Bordeaux uniquement.

Les modes de déplacement : tramway, bus express (autrement nommé Bus à Haut Niveau de Service-BHNS), bus,… et l’organisation des transports en commun seront adaptés pour dynamiser l’offre et répondre aux besoins des utilisateurs.

L’usager est placé au centre du projet en respectant ses rythmes de déplacement, sa capacité de mobilité et son niveau de vie.

Tous ces éléments constituent un ensemble cohérent avec les autres propositions, notamment en matière d’urbanisme, de logement et d’emploi. Ils tiennent compte aussi des programmes des listes à vocation écologique et sociale des autres communes de la Métropole.

Parfois, ils intègrent certaines problématiques qui vont bien au-delà de la Métropole en lien avec les Départements, la Région Nouvelle-Aquitaine et l’Etat (Trains, cars, tarification, billetique, …). 

Pour évaluer plus précisément les dépenses, programmer les investissements et remettre à plat les projets actuels de prolongement de tramway dont les travaux ne sont pas engagés, nous procéderons à une révision du Schéma directeur des transports (SDODM).

Décidée aussitôt après la mise en place du nouveau conseil métropolitain, elle permettra de déterminer les axes forts et les urgences en intégrant notamment la mise en place des plans “Vélo” et “Piéton” ainsi que tous les modes de déplacement en transports en commun possibles.

 

Concernant l’exploitation de la rocade et afin de prendre part plus largement aux décisions, il sera demandé à l’Etat une gestion commune de cet axe.

 

La création d’une carte solidaire Bordeaux ma carte permettra parallèlement de mettre en place une réelle tarification sociale permettant à chaque usager d’accéder à un abonnement en fonction de ses revenus.

➔ Partager équitablement la voirie et desservir tous les quartiers

Réaménager les boulevards, sursaturés et polluants afin de créer une liaison en transports en commun performante et sécuriser les parcours cyclistes et piétons. Les avis de la population, émis lors de la concertation actuellement en cours, seront pris en compte dans la conception du projet

Compléter et relier les boulevards sur la rive droite en créant une liaison avec un transport en commun en site réservé entre les ponts Chaban et Veil permettant de mieux desservir les quartiers et les grands équipements (Arena, Joliot-Curie, Benauge, Bastide, Darwin, Brazza,…) et un raccordement à la gare de Cenon-Pont Rouge

  • Réaliser des voies en site réservé pour des bus express reliant notamment Gradignan/Talence-Thouars/Bègles-gare avec le Campus universitaire, la gare de la Médoquine, le CHU et les boulevards à Bordeaux
  • Mener à son terme le projet de bus express (BHNS) entre la gare de Bordeaux Saint Jean et Saint Aubin
  • Multiplier le nombre de kilomètres de couloirs de bus pour améliorer leur rapidité leur fiabilité (respect des horaires)
  • Créer des liaisons performantes en bus express entre les communes périphériques à proximité de la rocade en empruntant éventuellement la bande d’arrêt d’urgence.
  • Exemple : Bruges-Mérignac, Bordeaux Nord – Eysines…

➔ Revoir le fonctionnement du réseau pour le rendre plus attractif

  • Réorganiser partiellement le réseau de bus avec une augmentation des fréquences de certaines lignes, une meilleure régularité (lignes plus courtes, couloirs dédiés,…) et une plage horaire plus large le soir et la nuit
  • Expérimenter l’ouverture d’une partie du réseau de transport en commun les nuits du jeudi au samedi

Expérimenter la mise en place de navettes électriques dans les quartiers périphériques de Bordeaux mal desservis en transport en commun (Saint-Augustin, Caudéran,…). Ces navettes devront permettre de renforcer l’accès au réseau classique de transport en commun et la mobilité des personnes les plus fragiles (handicapés, âgés, enfants,…) au sein des quartiers

Interdire la levée du pont Chaban-Delmas aux heures de pointe du matin et du soir des jours ouvrables

Améliorer la desserte de la gare Saint-Jean en transport en commun : Bus express vers Saint-Aubin, lignes de bus à revoir (parcours, longueur,…), meilleure articulation avec les autres modes de transport,…

Réserver la bande d’arrêt d’urgence de la rocade aux bus et aux véhicules de secours,

  • Augmentant les fréquences des trains sur plusieurs lignes dès 2021,
  • En créant une halte ferroviaire au niveau du quartier “Pins Francs” à Caudéran (Bus express Bordeaux-Saint-Aubin),
  • Maintenant les projets en cours de réalisation des haltes ferroviaires “Gare Médoquine” et “Sainte-Germaine” (ligne D),

Participant au financement des projets

➔ Utiliser la Garonne

Augmenter le nombre de ligne de navettes fluviales adaptées au transport des vélos avec une plage horaire plus large le matin et le soir et des fréquences accrues : 

  • Créer une nouvelle ligne Bassens-Bordeaux (Cité du vin, Quinconces)-Bègles
  • Mettre en place une liaison cadencée Quinconces-quai de Queyries
  • Augmenter les cadences des Batcub (passer de 2 Batcub à 6),

Construire des pontons répondant aux normes des établissements flottants recevant du public, adaptés aux descentes et montées rapides des passagers y compris les vélos

Expérimenter avec le Port autonome et le Syndicat mixte Nouvelle-Aquitaine Mobilités une offre de liaisons fluviales rapides : Blaye-Bordeaux, Pauillac-Bordeaux, Cadillac-Bordeaux par exemple.

➔ Adapter le service et le coût pour l’usager

Généraliser progressivement la mise en place d’abris-bus et de tableaux d’affichages permettant l’information des voyageurs en temps réel pour toutes les stations et haltes de transport en commun

Faciliter la mobilité des personnes en mettant en place une application numérique pour les déplacements utilisant plusieurs modes de transport successifs : trains, cars, tramways, bus, vélos, marche à pieds

Permettre une utilisation plus facile des transports en commun en participant avec les autres autorités organisatrices de transport au développement du « ticket unique »

Mettre en place une véritable tarification solidaire pouvant aller vers une gratuité des transports en commun pour les usagers les plus démunis (“Bordeaux ma carte“)

Gratuité totale des transports en commun dès les seuils « d’information » (en prévention des pics de pollution) et pour les événements majeurs (Fête de la Musique, nuit de la Saint-Sylvestre,…),

Renforcer la pédagogie en faveur de l’utilisation des transports en commun pour les trajets de moyenne distance, notamment vers les publics jeunes (campagne de sensibilisation, réseaux sociaux, TBM,…).

Vers une utilisation partagée et réduite de la voiture et une réorganisation des livraisons

➔ Développer l’autopartage et le covoiturage

Le taux d’occupation des véhicules sur la Métropole est de 1,3 personne par voiture. L’augmentation des passagers à 2 ou 3 par voiture doit guider désormais les décisions publiques. Le covoiturage est une priorité stratégique essentielle et non un «gadget». 

 

L’autopartage contribue à réduire l’usage de l’automobile en améliorant la qualité de l’air et en luttant contre le réchauffement climatique. Une voiture en auto partage remplace 9 voitures personnelles et libère ainsi de l’espace en ville pour d’autres usages.

 

Posséder une voiture coûte en moyenne 6000 €/an selon l’Automobile Club. L’autopartage est plus économique si l’on n’utilise pas une voiture tous les jours et si l’on parcourt moins de   10 000 km par an.

  • Inclure dans la prochaine délégation de service public (TBM), un service d’autopartage

 

  • Réserver davantage de places à l’autopartage sur les places de stationnement en surface et en ouvrage, dans tous les quartiers de la ville,

 

  • Permettre aux opérateurs d’accéder aux stationnements en ouvrages publics à tarifs préférentiels et permettre l’accès aux parkings des administrations gratuitement.

 

  • Faciliter l’accès aux parking publics des automobilistes en covoiturage et mettre en place un tarif préférentiel,

 

  • Autoriser la circulation sur certaines voies de bus des automobilistes en covoiturage et des voitures en autopartage,

 

  • Dédier une voie de la rocade au covoiturage, à l’autopartage et aux transports en commun en concertation avec l’Etat,

 

  • Encourager l’autopartage pour les déplacements professionnels au sein des administrations et réduire le pool de véhicules de la Ville de Bordeaux et de la Métropole,

 

Expérimenter l’intégration de “kilomètres partagés” dans la politique foncière pour faciliter le remplacement des seconds véhicules : livrer des logements incluant par exemple « 3000 km de mobilité voiture » à effectuer sur une flotte de véhicules partagés, sur une période max de 3 ans soit environ 1000 km / an.

➔ Promouvoir le télétravail

Certains déplacements subis peuvent être évités notamment par le télétravail. Pourquoi passer 30 minutes dans les bouchons pour allumer un ordinateur ? 

Le rôle de la ville n’est pas de « faire à la place de » dans ce domaine mais de jouer un rôle de facilitateur, de partenaire, d’intermédiaire parfois entre certains employeurs et les salariés désirant télétravailler.  

  • Participer au financement d’espaces de co-working à l’extérieur de la Métropole
  • Mixer espaces de coworking généralistes et spécialisés, mixer des espaces pour favoriser les échanges intergénérationnels
  • Élargir et favoriser le télétravail dans l’administration
  • Réserver des places dans les espaces de co-working pour les agents de l’administration

➔ Ralentir les déplacements automobiles

La vitesse élevée des véhicules motorisés est une source de pollution, un élément de congestion du trafic et nuit à la sécurité des usagers utilisant le vélo et la marche à pied.

  • Décourager le trafic de transit dans les quartiers “apaisés” par une diminution de l’espace de voirie, au profit des piétons et cyclistes, et par les sens de circulation qui empêcheront de les traverser directement,
  • Généraliser la limitation des vitesses de circulation à 30km/h à l’intérieur et à l’extérieur des boulevards hors rues apaisées à 20 km/h et axes structurants à 50 km/h,
  • Réduire la vitesse à 70 km/h sur la rocade, comme sur le périphérique parisien,
  • Étendre progressivement le périmètre de la zone sans voitures de l’hypercentre de Bordeaux (accès limité aux riverains et aux véhicules de livraisons).

➔ Encourager la réorganisation des livraisons

L’essentiel des livraisons s’effectue encore en camions ou fourgons de grande taille propulsés au diesel et générant de la pollution et une gêne pour la circulation des modes doux notamment dans le centre de Bordeaux.

  • Soutenir la création de plateformes de groupage/dégroupages en périphérie,
  • Encourager et développer le transport des marchandises par le fleuve en lien avec le Port autonome de Bordeaux,
  • Promouvoir le transport de marchandises en ville par des petits véhicules électriques y compris des vélos-cargos.

Bouger, découvrir, s’ouvrir

Nous publierons les éléments précis tout au long des prochaines semaines,
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